🚀ValĂ©rie, investisseuse prĂ©coce et influenceuse : le podcast Ă  lire

il y a 5 mois   •   45 minute de lecture

Par Xavier

Bonjour tout le monde,

L’interview de ValĂ©rie, premiĂšre invitĂ©e du Podcast, est Ă  ce jour la plus Ă©coutĂ©e de la chaĂźne.

En voici un extrait : https://youtube.com/shorts/IJDPS7PlaF4?si=Lk3TuSeSmd-6m25b

Pour l’épisode complet, c’est lĂ  : https://open.spotify.com/episode/1rLGcyzymr3seHDnkGHQbS?si=03HTf1F2ShKCWjCFp3grkA

Et si vous voulez lire l’épisode, c’est juste en dessous.

À trùs vite.

Xavier.


Xavier : Auditrices, auditeurs, bonjour ! Je suis ravi de vous accueillir pour le premier Ă©pisode du podcast de Financer sa vie. Pour un lancement fanfare, ValĂ©rie me fait le plaisir d'ĂȘtre pour l'Ă©ternitĂ© la premiĂšre invitĂ©e. PassionnĂ©e d'investissement et de gestion de finances personnelles, ValĂ©rie partage son savoir et son expĂ©rience sur sa chaĂźne YouTube oĂč elle compte plus de 70 000 abonnĂ©s.

 Je suis Xavier, fondateur de Financer sa vie, oĂč mon expĂ©rience de coach en leadership et d'investisseur est mise Ă  votre service. Dans cet Ă©pisode, ValĂ©rie nous prĂ©sente comment elle trace son chemin de radiophysicienne slash influenceuse en finances personnelles. Loin des vendeurs de rĂȘves qui vous promettent ce qu'ils n'ont pas rĂ©ussi Ă  obtenir, ValĂ©rie est dĂ©jĂ  notamment propriĂ©taire de trois immeubles et sait de quoi elle parle dans le domaine de l'investissement. Elle nous explique comment elle arrive Ă  passer rapidement Ă  l'action, nous dĂ©taille sa feuille de route pour cette annĂ©e et nous parle de son coup de cƓur pour Amsterdam oĂč elle souhaite concrĂ©tiser plusieurs projets. Si cet Ă©pisode vous plaĂźt, aidez-nous Ă  faire connaĂźtre la chaĂźne pour inspirer plus de personnes. Pour cela, abonnez-vous au podcast, partagez-le, laissez des commentaires ou une Ă©valuation 5 Ă©toiles. Vous pouvez aussi naviguer sur www.financersavie.com et devenir membre gratuitement pour accĂ©der Ă  du contenu exclusif.

Xavier : Bonjour ValĂ©rie, bienvenue dans cette nouvelle Ă©mission. ValĂ©rie, je suis trĂšs heureux d'Ă©changer avec toi aujourd'hui. Je t'ai dĂ©couverte sur YouTube en recherchant des informations en matiĂšre d'investissement. Ce que j'ai immĂ©diatement apprĂ©ciĂ© dans tes contenus c'est ta façon de prĂ©senter des produits, des placements et de dĂ©voiler tes rĂ©sultats. Tu rĂ©ussis Ă  le faire de façon Ă©quilibrĂ©e en valorisant les avantages des produits ou outils sans cacher les risques ou difficultĂ©s. Pareil pour tes rĂ©sultats, tu n'hĂ©sites pas Ă  nous dire tout, qu'ils soient bons ou dĂ©cevants. Il m'a Ă©tĂ© facile en consĂ©quence de m'identifier Ă  toi et de considĂ©rer ton contenu comme fiable et bien informĂ©. Je t'ai donc proposĂ© d'ĂȘtre la premiĂšre invitĂ©e de cette Ă©mission et te renouvelle mes remerciements d'ĂȘtre avec moi aujourd'hui. Tu es en effet trĂšs bien placĂ©e pour nous apporter un tĂ©moignage Ă©clairĂ© sur les deux grands domaines qu'explore financer sa vie, Ă  savoir... Choisir et construire son style de vie d'une part, gĂ©rer ses finances personnelles pour le concrĂ©tiser d'autre part.

 Alors ValĂ©rie, bonjour, peux-tu te prĂ©senter ? 

Valerie : Bonjour Xavier, merci de m'avoir invitĂ©e. Bonjour Ă  tous ceux qui Ă©couteront le podcast. Je m'appelle ValĂ©rie, j'ai 31 ans, j'habite en Charente. Je suis paxĂ©e, on a deux chats. On est plutĂŽt bien. Et pour ce qui est de mes activitĂ©s professionnelles, alors j'ai plusieurs casquettes. À la base, je suis physicienne mĂ©dicale, je travaille en radiothĂ©rapie. Je suis une sorte de pharmacienne des rayons. Et ensuite, je suis devenue investisseuse et maintenant visiblement influenceuse, notamment en faisant des vidĂ©os sur YouTube.

Xavier :  Comment tu sais que tu es devenue influenceuse ?

Valerie :  Parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui me suivent ou qui parlent de moi. Moi, j'ai dĂ©jĂ  croisĂ© des gens dans la rue qui m'ont reconnu. J'ai dĂ©jĂ  des collĂšgues qui m'ont dit « tiens, j'ai vu ta tĂȘte passer sur une vidĂ©o YouTube ou Ă  la tĂ©lĂ© rĂ©cemment, etc. »

Xavier :  Je pense qu'on peut qualifier ça d'influenceuse, en effet. super. Alors, ce qui m'intĂ©resse, c'est de comprendre ton parcours pour en arriver lĂ . Je te propose de commencer par ton enfance, peut-ĂȘtre. Est-ce que tu peux nous dire dans quel environnement tu as grandi ?

Valerie :  Moi, Ă  la base... Je viens d'un petit village Ă  cĂŽtĂ© d'OrlĂ©ans, dans la Beauce, en pleine campagne. Et aussi loin que mes souvenirs remontent, j'ai toujours connu mes parents sĂ©parĂ©s. Je n'ai pas de souvenirs de mes parents ensemble. Et quand j'Ă©tais petite, du coup, j'habitais principalement avec ma maman. Et mon papa, je le voyais le week-end ou de temps en temps, une semaine sur deux. Mais bon, pour l'Ă©cole, c'Ă©tait un peu plus compliquĂ©. Ma maman, elle est... Chanteuse d'opĂ©ra ?

Xavier :  Chanteuse d'opĂ©ra ?

Valerie :  Oui. Et elle est issue d'une famille plutĂŽt aisĂ©e, on va dire, des intellectuels de gauche. J'avais un grand-pĂšre qui Ă©tait psychiatre. J'ai ma grand-mĂšre qui Ă©crit des livres. J'ai une rĂ©alisatrice, etc. Et mon papa, c'est plutĂŽt l'inverse. Il vient d'un milieu qui est trĂšs compliquĂ©, ouvrier, une famille de dix enfants. Ils avaient vraiment trĂšs, trĂšs peu d'argent. Et du coup, il a eu une enfance, surtout, qui Ă©tait trĂšs dure. Et ce qu'il a remis dans le droit chemin, entre guillemets, c'est ce qu'il nous dit Ă  chaque fois, c'est qu'il a fait l'armĂ©e. Et qu'Ă  l'armĂ©e, ça lui a appris la vie, entre guillemets. Et surtout, il a dĂ©vorĂ© toute la bibliothĂšque qu'il y avait lĂ -bas, quand il faisait son service militaire. Donc, aprĂšs ça, lui, il a fait Ă©normĂ©ment de choses dans sa vie. Il a commencĂ© en Ă©tant Ă©lectricien. Il a fait pas mal de chantiers. Et puis, petit Ă  petit, il a bifurquĂ© vers le monde du spectacle. Donc, il a Ă©tĂ© ingĂ©nieur du son, il a Ă©tĂ© Ă©clairagiste. Et il a terminĂ© en Ă©tant directeur technique pour une troupe de thĂ©Ăątre, de chorĂ©graphie. Du coup, c'est un peu comme ça qu'ils se sont rencontrĂ©s. Mon pĂšre Ă©tait Ă  la rĂ©gie et ma mĂšre Ă©tait sur scĂšne.

Xavier : Sur scÚne, d'accord. C'est une belle histoire. Et donc, toi, tu es arrivée dans ce contexte.

Valérie : C'est ça. Comme je te disais, du coup, je ne les ai jamais connus ensemble. Je pense qu'ils sont restés un peu plus de dix ans ensemble. Mais moi, j'ai pas de souvenirs de ça. Et j'ai eu de la chance parce que ça s'est toujours passé de façon trÚs cordiale entre eux. Enfin, voilà, j'ai pas de souvenirs. Comme beaucoup d'enfants de parents divorcés, de parents qui s'engueulent, etc.

Xavier : Ouais, ouais. Bah, Ă©coute, tant mieux.

ValĂ©rie : Mais du coup, j'avais des parents qui ont toujours eu... enfin, qui ont toujours aujourd'hui un rapport Ă  l'argent qui est trĂšs, trĂšs diffĂ©rent. 

Xavier : Ah oui. Les deux cÎtés de la piÚce, là.

ValĂ©rie :  C'est ça. Ma mĂšre est trĂšs dĂ©complexĂ©e par rapport Ă  ça. Ça lui a jamais posĂ© de soucis de me donner 20 euros quand j'Ă©tais ado pour aller au cinĂ©ma, etc. Ou me parlait de combien elle gagnait, combien elle dĂ©pensait. Alors que mon papa, du coup, qui est d’un milieu ouvrier, l'argent, c'est le nerf de la guerre. Et c'est quelque chose qu'on gagne Ă  la sueur de son front et, le vrai travail, c'est un travail manuel et intellectuel. C'est un peu plus compliquĂ©. VoilĂ .

Xavier : Donc, influenceuse, j'imagine, c'est pas forcément sa tasse d'été, à priori.

ValĂ©rie : Ah en fait, il n’est pas au courant.

Xavier Oui. Oui, donc ça confirme. 

Valérie : Voilà, il y a des choses de ma vie que je garde privées pour le bien de tout le monde, on va dire.

Xavier : Je comprends.

ValĂ©rie : Il sait que j'investis, notamment en immobilier, mais tout ce que je fais Ă  cĂŽtĂ©, non. Je prĂ©fĂšre prĂ©server certaines choses. 

Xavier : je comprends. L'immobilier, c'est du concret. Donc ça, je suppose que c'est plus facile Ă  expliquer que des vidĂ©os sur YouTube. ValĂ©rie : Ça a Ă©tĂ© compliquĂ©, au dĂ©but.

Xavier :  DĂ©jĂ , alors quand tu Ă©tais enfant, qu'est-ce que tu rĂ©pondais lorsqu'on te demandait :  tu voudras faire quoi quand tu seras plus grande ?

ValĂ©rie : PremiĂšre chose dont je me souviens, c'est que je voulais ĂȘtre peinteuse avec un trĂšs beau vocabulaire d'enfant. Parce que j'aimais beaucoup la peinture. Mais bon, c'Ă©tait plus un hobby qu'autre chose. Par contre, ensuite, je n'ai jamais su ce que je voulais faire de ma vie.

Xavier : D'accord.

ValĂ©rie :  J'ai jamais rĂ©ussi Ă  comprendre. Enfin, il y a des gens qui sont comme ça, qui ont des vocations, qui se disent, moi, je veux ĂȘtre maçon, je veux ĂȘtre boulanger, etc. Moi, je n'avais aucune idĂ©e de ce que je ne voulais pas. 

Xavier : comment as-tu réussi à avancer ? par exemple, je ne sais pas, ton emploi salariée que tu exerces aujourd'hui, comment as-tu réussi à finir entre les appareils de radio ?

ValĂ©rie:   Alors, tout simplement, en fait, j'ai toujours eu des facilitĂ©s Ă  l'Ă©cole. Et vraiment, toute ma scolaritĂ©, je me suis un peu baladĂ©e mĂȘme si ma mĂšre me dit, non, non tu bossais beaucoup, en fait, et je sais que c'est vrai. Mais j'ai toujours Ă©tĂ© trĂšs bonne Ă  l'Ă©cole. Je n'ai jamais eu de difficultĂ©s. Au fur et Ă  mesure, aprĂšs mon bac, j'ai fait une classe prĂ©pa. PrĂ©pa, grandes Ă©coles. J'ai fait un an. C'Ă©tait horrible. Quand tu es habituĂ©e, toute ta scolaritĂ©, ton collĂšge, ton lycĂ©e, avoir des 17, 18 et que tu te retrouves avec des 5 et des 6, c'est trĂšs, trĂšs dur. Moi, c'est vraiment une annĂ©e qui a Ă©tĂ© horrible pour moi.

Xavier :  Oui. Du coup, tu n'en as fait qu'une.

ValĂ©rie :  VoilĂ . Parce que je suis rentrĂ©e en deuxiĂšme annĂ©e. Et au bout de deux jours, j'ai pĂ©tĂ© un cĂąble.

Xavier :  D'accord. Oui, oui.

ValĂ©rie :  Et lĂ , ça a Ă©tĂ© le gros premier coup dur, notamment pour mes parents qui Ă©taient trĂšs contents d'avoir une fille brillante qui fait de grandes Ă©tudes, etc. Quand tu leur annonces au bout de deux jours qu'en fait, t'en as marre et t'en peux plus, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©. Donc, j'ai commencĂ© un virage, totalement autre chose. À un moment, j'ai eu une toquade pour des Ă©tudes dans la joaillerie. Ça m'attirait beaucoup. 

Xavier : D'accord.

ValĂ©rie :  Mais plus dans le but de crĂ©er des bijoux. Et au final, je me suis raisonnĂ©e trĂšs rapidement. Et Ă  la place, je suis partie Ă  la fac en licence de physique.

Xavier : D'accord.

ValĂ©rie :  Grosso modo, c’est ce que je faisais en prĂ©pa, mais Ă  la fac dans un contexte un peu plus court. Un peu plus sympa.

Xavier : Oui, oui, oui. C'est ça.

Valérie : Et du coup, j'ai fait ma L2 de physique, ma licence, ma troisiÚme année. Et j'ai une professeure de rayonnement ionisant, énergie atomique, etc. qui nous expliquait qu'il y avait un nouveau master qui ouvrait à la fac. Oui. Master de physique médicale. Et du coup, qui nous en a un peu parlé. Et puis moi, comme c'était notamment sa matiÚre, quelque chose que j'aimais énormément, je suis allée dans ce master-là. Et ça m'a beaucoup plu. Et là, j'ai compris ce que je voulais faire.

Xavier : D'accord. Donc, c'est grĂące Ă  une prof, quelque part.

ValĂ©rie : C'est une matiĂšre que j'aimais. Et comme j'Ă©tais bonne lĂ -dedans, je me suis dit, je vais continuer. Et je sais que je n'aurai pas de problĂšme aprĂšs, pour trouver un emploi. Parce que des dĂ©bouchĂ©s, il y en a. Que ce soit en centrale nuclĂ©aire, en mĂ©decine, etc. Je sais que j'aurai du boulot. Et du coup, par la suite, j'ai passĂ© un concours pour accĂ©der Ă  la formation que j'ai faite pour avoir mon emploi. J'ai passĂ© un concours. Je ne l'ai pas eu la premiĂšre fois. Donc, j'ai refait un master, cette fois-ci Ă  Nantes. Le mĂȘme jour du master. Et du coup, j'ai repassĂ© le concours. Je l'ai eu. Et ensuite, ça a Ă©tĂ© deux ans, deux ans et demi d'une sorte d'internat en centre de lutte contre le cancer. J'Ă©tais Ă  Lille. Et j'avais des cours Ă  Paris aussi. Et Ă  la suite de ça, j'ai eu mon diplĂŽme et j'ai trouvĂ© mon emploi en Charente. Et depuis, je suis en Charente.

Xavier :  En Charente, d'accord. Donc, ça a Ă©tĂ© un sacrĂ© parcours, ces Ă©tudes. Beaucoup d'investissements, finalement, sur la durĂ©e.

ValĂ©rie :  Ça a durĂ© huit ans. Mais c'est lĂ  oĂč tu comprends qu'en fait, le lycĂ©e, etc., c'est rien. Parce que le vrai game, c'est aprĂšs. Le vrai game, c'est aprĂšs. Et aprĂšs, tu te rends compte que mĂȘme si c'Ă©tait facile, l'Ă©cole, etc., lĂ , il faut bosser. Ça, c'est un peu plus dur.

Xavier :  Merci de nous avoir racontĂ© ça. Donc, du coup, tu as trouvĂ© ce travail en Charente que tu exerces depuis plusieurs annĂ©es aujourd'hui. Mais semble-t-il, ça ne te suffit pas, cet emploi. En tout cas, tu as d'autres aspirations.

ValĂ©rie :  C'est ça. En fait, ce qui s'est passĂ©, c'est que quand j'ai commencĂ© Ă  travailler, j'ai un emploi trĂšs recherchĂ©. Je suis trĂšs bien payĂ©e. Et du coup, je me suis retrouvĂ©e avec plein d'argent tout d'un coup, dont je ne savais que faire. Et la publicitĂ© sur Internet Ă©tant une chose merveilleuse et ultra bien ciblĂ©e, j'ai commencĂ© en regardant des vidĂ©os sur YouTube Ă  tomber sur des publicitĂ©s de coachs, de formateurs, en immobilier, notamment. D'accord. J'ai cliquĂ©, j'ai commencĂ© Ă  regarder. Je me suis dit, en fait, c'est incroyable. Parce que moi, petite, le Monopoly, ça a toujours Ă©tĂ© mon jeu prĂ©fĂ©rĂ©.

Xavier : Tu as des prédispositions, alors.

ValĂ©rie :  VoilĂ . J'ai toujours Ă©tĂ© une petite capitaliste dans l'Ăąme depuis l'Ăąge de 5 ans. Comme j'aime le dire. Et au final, j'ai dĂ©couvert ça. J'ai dĂ©couvert l'investissement immobilier tout d'abord. Et en fait, je me suis dit, vas-y, lance-toi. Tu as l'argent, tu n'es pas endettĂ©e. Vas-y.

Xavier :  Donc, ça venait vraiment de toi par rapport Ă  ce que tu nous as racontĂ© tout Ă  l'heure. Ton environnement familial ne t'a pas franchement poussĂ©e dans cette direction ?

Valérie : Non. Je sais que ma mÚre a bien gagné sa vie quand elle était encore artiste. AprÚs, elle a été prof en conservatoire, donc c'était autre chose. Alors, elle a eu des biens immobiliers, mais ça n'a jamais été la grosse usine à gaz à la maison. Enfin, voilà. On n'était pas entrain d'en parler tout le temps.

Xavier :  Oui, c'est ça. Ce n'Ă©tait pas un sujet du quotidien, quoi. Ça l'est devenu pour toi. Alors, tu peux nous expliquer le parcours que tu as suivi en termes d'immobilier ? 

ValĂ©rie : Oui. Alors, du coup, j'ai commencĂ© Ă  m'y intĂ©resser, on va dire en mars 2018. Et en un mois, j'ai bouffĂ© toutes les vidĂ©os YouTube sur Internet possibles et imaginables sur l'immobilier Ă  tous les niveaux, que ce soit bancaire, fiscalitĂ©, etc. Et en fait, trĂšs rapidement, je me suis mise Ă  rechercher des biens autour de chez moi parce qu'autour de chez soi, c'est quand mĂȘme plus facile quand tu commences.

Xavier  C'est clair. 

ValĂ©rie : Et au final, j'ai trouvĂ© ce qui allait devenir, quelques mois aprĂšs, mon premier immeuble. OK. TrĂšs rapidement. Un immeuble de quatre appartements, donc deux studios, un T2 et un T3. Et je l'ai trouvĂ© en avril, de mĂ©moire, et je l'ai achetĂ©. Au final, j'ai signĂ© la vente dĂ©finitive en septembre. 

Xavier : D'accord. Tu as acheté ça toute seule ou à deux ?

ValĂ©rie :  Toute seule, oui.

Xavier :  Bien. Tu disais que tu avais achetĂ© cet immeuble, donc avec plusieurs appartements, et ça s'est passĂ© comme tu voulais ? 

ValĂ©rie : PlutĂŽt. Je pensais que, vu ma situation, la dĂ©marche bancaire serait un peu plus simple. Parce qu'en fait, moi, historiquement, j'Ă©tais dans la banque de ma maman, le crĂ©dit mutuel. Et Ă  l'Ă©poque, la poule aux oeufs d'or, c'Ă©tait d'avoir un emprunt sur 25 ans, sur la durĂ©e la plus longue possible, pour avoir la mensualitĂ© la plus basse possible, et pour dĂ©gager de l'argent tous les mois. Sauf qu'en fait,  25 ans, mĂȘme si tu n'es pas endettĂ©, que tu as un bon salaire et tout, ça ne tombe pas du ciel. Ah oui, oui. Et le banquier de ma mĂšre a commencĂ© Ă  me dire « Oui, oui, il n'y a pas de soucis et tout, on s'occupe de votre dossier et puis on revient vers vous. » Et un mois et demi plus tard, il est revenu en disant « En fait, non, on ne peut pas sur 25 ans. On vous propose, mais sur 20 ans. »

Xavier : Un mois et demi en plus, ça lui a pris. 

ValĂ©rie : Et ça lui a pris pas mal de temps. Et moi, derriĂšre, j'avais le vendeur qui poussait un peu pour savoir oĂč est-ce que j'en Ă©tais dans mon crĂ©dit. Et je me dĂ©pĂȘche. Entre-temps, j'avais contactĂ© d'autres banques. Le souci, c'est que comme je travaillais Ă©normĂ©ment, ce que je voulais, c'Ă©tait faire un rendez-vous tĂ©lĂ©phonique dans un premier temps. Et il y en a beaucoup qui m'ont dit non. On vous voit en physique, on ne vous voit pas. Et il n'y en a qu'un seul qui a acceptĂ©. Et au final, cet autre, je me suis plutĂŽt bien entendu avec lui au tĂ©lĂ©phone. Donc lui, il travaillait chez LCL. On a pris un rendez-vous physique par la suite. On a plutĂŽt bien accrochĂ©. Et puis, il m'a promis Ă©galement que  25 ans, il n'y aurait pas de soucis, etc. Mais au final, il m'a fait comme au crĂ©dit mutuel. Et il est revenu quelques semaines aprĂšs en disant en fait, on ne fait pas 25 ans, c’est 20 ans. Ça ne le fait pas. Et comme Ă  ce moment-lĂ , j'Ă©tais un peu au pied du mur et que je n'avais plus de temps, je me suis dit Ă©coute, je pense que j'ai trouvĂ© quelqu'un avec qui j'ai envie de bosser. Et du coup, j'ai changĂ© de banque et je suis allĂ©e dans cette deuxiĂšme banque oĂč le conseiller m'avait plutĂŽt plu.

Xavier : Tu avais fait les banques en ligne Ă  l'Ă©poque aussi ou pas ? ValĂ©rie : Non. Moi, j'avais envie d'avoir la possibilitĂ© d'avoir quelqu'un en face de moi et de dĂ©fendre mon projet. Parce que je sais que mĂȘme si j'ai un bon salaire, je sais que je suis jeune, que je suis une femme et que c'est absolument pas commun. Et que potentiellement, je vais devoir un peu dĂ©fendre mon profil.

Xavier :  Tu prĂ©fĂ©rais le faire en face Ă  face.

ValĂ©rie :  Oui. 

Xavier : D'accord. Et une fois que tu as achetĂ© cet immeuble, ça s'est passĂ© comme espĂ©rĂ© ? Tu as eu des locataires qui payaient, pas de mauvaise surprise ? 

ValĂ©rie :  Alors, quand j'ai achetĂ©, du coup, tous les appartements Ă©taient louĂ©s. Et j'ai empruntĂ© pour l'achat et les frais de notaire. Et je m'Ă©tais dit, bon, il y aura des travaux de rafraĂźchissement Ă  un moment, de rĂ©novation, etc. Mais comme j'ai une bonne capacitĂ© financiĂšre, ce que je voulais, c'Ă©tait l'assumer moi-mĂȘme, sur fond propre. Et du coup, on s'Ă©tait dit avec mon conjoint, Ă©coute, lĂ , c'est louĂ©. Et puis au fur et Ă  mesure que les gens partiront, on rĂ©novera les appartements et on les remettra en location de façon un peu plus optimisĂ©e. Ce qui s'est passĂ©, en fait, c'est qu'au bout du... allez, une semaine, j'ai un message d'une premiĂšre locataire qui me dit qu'en fait, elle veut dĂ©mĂ©nager. Et comme moi, c'Ă©tait tout nouveau et que de toute façon, on s'Ă©tait dit, bon, on va rĂ©nover les appartements, je lui ai pas fait de prĂ©avis ou quoi que ce soit. Je lui ai dit, bah Ă©coutez, dans deux jours, si vous voulez dĂ©mĂ©nager, il n'y a pas de soucis et tout.

Xavier :  Rendez-moi les clĂ©s.

ValĂ©rie :  En fait, j'ai pas compris si c'Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©vu qu'elle parte avec l'ancien propriĂ©taire ou pas. De toute façon, c'est pas grave. Et donc, en fait, on s'est retrouvĂ©s directement Ă  faire des travaux.

Xavier :  D'accord, t'as anticipĂ© les travaux.

ValĂ©rie : On n'a pas eu le temps de souffler aprĂšs les 3-4 mois de dĂ©marche Ă  se dire, bon, ça y est, j'ai achetĂ©, on peut se reposer un peu et on repartira dans quelques mois. LĂ , direct, c'Ă©tait genre, bon, allez, tout, le soir, le week-end, c'est parti. On a mis 3-4 semaines Ă  s'occuper de cet appart. Et Ă  peine, je l'ai remis en location qu'en fait, j'avais un autre prĂ©avis d'une autre personne qui s'en allait.Et au final, ce qui s'est passĂ©, c'est qu'en moins de 6 mois de temps, tout le monde est parti. Donc, en fait, en moins de 6 mois, on va dire, on a passĂ© en tout avec le dernier appart qui Ă©tait le plus grand et oĂč il y avait le plus de gros travaux de rĂ©novation. J' ai payĂ© une partie Ă  des professionnels parce que tout ce qui est plomberie, Ă©lectricitĂ©, on s'en occupe pas. Mais nous, on fait la grosse dĂ©co, on va dire. On a passĂ© 10 mois dans les travaux. À s'occuper que de ça, vraiment


Xavier :  Et vous aviez de quoi les financer les travaux ? 

Valérie : Oui.

Xavier :  Du coup, tu as rĂ©novĂ© ton immeuble plus vite que prĂ©vu.

ValĂ©rie :  C'est ça. Je pensais que ça prendrait 2-3 ans et ça a pris 10 mois.

Xavier :  Et tu as pu revaloriser les loyers ?

ValĂ©rie :  Oui. De mĂ©moire, je crois que quand j'ai achetĂ© les loyers, ils Ă©taient Ă  1550 euros par mois en tout. J'arrive environ Ă  1800 aujourd'hui. 

Xavier : C'est pas mal.

ValĂ©rie :  C'Ă©tait un petit investissement, mais tous les mois, tu rattrapes. 

Xavier : Oui. Alors, j'ai une question Ă  te poser parce que, comme tu l'as dit tout Ă  l'heure, tu as pas mal Ă©cumĂ© YouTube et toutes les vidĂ©os qui parlaient d'investissement immobilier quand tu t'es lancĂ©, avant de te lancer. MĂȘme si tu as fait ça de façon assez intensive, si j'ai bien compris. Qu'est-ce que tu penses des personnes qui promettent de dĂ©gager 2000 euros de cashflow en un seul investissement ? C'est possible, je l'ai fait, mes clients l'ont fait. Moi, j'ai un avis, j'aimerais que tu me donnes le tien, aprĂšs, je te donnerai le mien.

ValĂ©rie :  Ah ! Alors, j'ai toujours Ă©tĂ© trĂšs rĂ©fractaire face Ă  ça. Et surtout, la plupart du temps, il y a ceux qui commencent Ă  ĂȘtre connus, qui ont fait leur preuve, etc. Mais je suis dĂ©jĂ  tombĂ©e sur des pubs sur YouTube d'un gars qui sort de nulle part, que personne ne connaĂźt. et le gars, il t'annonce qu'en fait, il est millionnaire, il se dĂ©gage 5000 euros par mois. Et gĂ©nĂ©ralement, il est dans un bel appartement sous les tropiques, avec une belle voiture de sport, etc. Et ça, je n’en peux plus.. Ça fait 5 ans que je me tape ça. C'est usant. AprĂšs, moi, je sais que de toute façon, depuis 5 ans que j'investis, je n'ai pas tout fait parfaitement. Par exemple, j'ai dĂ©cidĂ© de ne pas emprunter pour mes travaux. Il y a plein de gens qui le font comme ça. Ils font faire les travaux, ils font autre chose. Moi, j'aime bien faire de la dĂ©co, j'aime bien faire des travaux. Il y a plein de choses que je n'ai pas faites dans les rĂšgles de ce qu'il faudrait faire en thĂ©orie dans un monde parfait. Mais j'ai encaissĂ©, mine de rien, pas mal de soucis. Je pense que ce qui Ă©tait faisable en 2017 n'est de toute façon plus du tout faisable aujourd'hui. Et je pense que le marchĂ© de l’information est en train de fortement Ă©voluer. Alors, quand tu dis Ă©voluer, dans quel sens ? Je pense que aujourd'hui, le fait de dire je vais dire ça de façon trĂšs crue, mais le fait de dire Ă  des smicards dans deux ans, t'es millionnaire, de base, je trouvais ça dĂ©bile, mais lĂ , c'est plus la peine. 

Xavier : Bon, heureusement, alors.

ValĂ©rie :  Moi, j'ai toujours trouvĂ© que c'Ă©tait trĂšs risquĂ©. Je suis tout Ă  fait d'accord qu'il faut se donner les moyens, il faut faire des efforts, il faut se dĂ©foncer tous les jours pour arriver Ă  ce que tu veux. Mais quand je vois ce que j'ai sorti en argent sur des problĂšmes immobiliers, il faut avoir les reins solides. Il faut vraiment avoir les reins solides. Et les gens qui ne plaisantent pas, ils se retrouvent dans des situations, ils sont ultra compliquĂ©s.

Xavier :  Je partage ce que tu dis, et surtout, je ne dis pas que c'est impossible de dĂ©gager 2000 euros avec un seul investissement, mais je pense que ça va arriver Ă  une personne sur un million. C'est comme ce n'est pas impossible de gagner des millions d'euros en jouant au foot, mais c'est une personne sur un million qui va y arriver. Et il faut vraiment que tout se passe correctement, qu'on trouve le bien rare qui est dĂ©cotĂ© pour une raison x ou y, qu'il n'y ait pas de mauvaise surprise, qu'on est en rĂ©seau d'artisans parfaitement calĂ©, qu'il n'y ait pas de mauvaise surprise pendant les travaux non plus, qu'on trouve les bons locataires, et puis ensuite, il faut que ça tienne sur la durĂ©e, parce que comme tu dis, une fois qu'on a installĂ© les choses, c'est que le dĂ©but finalement. Et on commence Ă  recevoir l'argent, et aprĂšs, on ne le reçoit pas de maniĂšre uniforme, et puis il y a des travaux imprĂ©vus, il y a des dĂ©parts, il y a tout ça. Et en fait, moi, si je t'invite aujourd'hui, c'est parce que justement, je trouve que tu te dĂ©marques de ces gens-lĂ  avec une dĂ©marche qui a l'air plus crĂ©dible. Alors, est-ce que tu peux nous expliquer comment tu as construit ta dĂ©marche sur les rĂ©seaux sociaux ? Alors, je pense Ă  YouTube notamment, parce que je suis plus que Instagram, oĂč tu es prĂ©sente aussi. Et quel investisseur es-tu aujourd'hui ? Comment tu partages ? Pourquoi tu partages ? Je voudrais savoir comment tu fonctionnes. 

ValĂ©rie : Alors moi, il faut dire qu'avant, j'ai crĂ©Ă© une chaĂźne YouTube quand j'Ă©tais Ă©tudiante, et que je m'intĂ©ressais Ă  la mode, la beautĂ©, etc. J'Ă©tais totalement dĂ©laissĂ©e quand j'ai commencĂ© Ă  bosser, parce que de toute façon, je n'avais plus le temps de m'en occuper, et de toute façon, ça ne m'intĂ©ressait plus. Et Ă  un moment donnĂ©, je pense que c'Ă©tait pendant le premier confinement, je me disais que ça me manquait quand mĂȘme de faire des vidĂ©os, parce que c'Ă©tait quelque chose que j'aimais bien, c'Ă©tait un petit peu artistique, mine de rien, parce que moi, je suis trĂšs scientifique au final, mais je manque un peu de ce cĂŽtĂ© crĂ©ation. Et comme j'investissais dĂ©jĂ , que j'Ă©tais dans pas mal de groupes, notamment sur Facebook, et que je passais au final mon temps Ă  aider les gens, Ă  rĂ©pondre aux questions, etc., je me suis dit vas-y, moi aussi, j'ai envie de faire du contenu, mais de faire du contenu sur des choses qui me passionnent aujourd'hui, Ă  savoir l'investissement, et je me dis, si je peux aider les gens comme ça, c'est cool.

Xavier :  Donc tu t'es lancĂ©e comme ça, et tu as eu une stratĂ©gie de gestion de contenu, une stratĂ©gie d'investissement, j'imagine, Ă  cĂŽtĂ©, est-ce que les deux Ă©taient imbriquĂ©s, est-ce que tu as fait des investissements pour montrer Ă  tes followers, enfin, je voudrais savoir comment tu as grandi, parce qu'aujourd'hui, tu as un succĂšs spectaculaire, puisque tu as de l'ordre de 70 000 abonnĂ©s sur YouTube, comme tu disais, voilĂ , tu es influenceuse, comment ça s'est construit ? Je suis dĂ©solĂ©, je t'ai posĂ© 10 questions Ă  la fois, c'est ce qu'il ne faut pas faire, mais donc tu rĂ©ponds Ă  celles que tu veux.

ValĂ©rie :  Non, en toute honnĂȘtetĂ©, j'ai Ă©tĂ© ultra surprise que ça marche, parce que je ne m'y attendais pas du tout. Ma chaĂźne, je crois que, quand je l'ai reprise, elle avait 7 000 abonnĂ©s.

Xavier :  D'accord.

ValĂ©rie  7 000 abonnĂ©s que j'avais chopĂ©s en 10 ans, enfin, quasiment une dĂ©cennie, et je m'en fichais de toute façon de savoir si ça allait ĂȘtre beaucoup vu ou pas. 

Xavier : 7 000, c'est déjà beaucoup, et en plus, c'est sur une autre thématique, en plus, donc bon, c'est quasiment un zéro, en fait.

ValĂ©rie :  Ouais, ouais. Enfin, c'Ă©tait vraiment tout petit, mais en mĂȘme temps, tu vois, je n'avais pas envie de refaire une nouvelle chaĂźne YouTube et de repartir de zĂ©ro, parce que ça me faisait trop mal au coeur. Et puis ça reste, moi, quand on me demande, mais pourquoi tu n'as pas supprimĂ© tes anciennes vidĂ©os, etc., je dis, mais moi, c'est une partie de ma vie, enfin, je n'ai pas envie de la supprimer comme si ça n'avait jamais existĂ©, je m'en fiche, c'est pas grave. Et en fait, je n'ai pas eu de stratĂ©gie, j'ai fait en fonction de ce dont j'avais envie de parler, et en fonction, forcĂ©ment, de ce que je vivais au moment oĂč je le vivais. J'ai commencĂ©, notamment, du coup, Ă  parler un peu d'immobilier. À la suite de l'immobilier, moi, j'ai dĂ©couvert le crowdfunding, le crowdlending, l'assurance-vie, etc., et en fait, au fur et Ă  mesure que je m'intĂ©ressais Ă  ces sujets, que je commençais Ă  ĂȘtre pas mal calĂ©e sur ces sujets, je me suis dit, tiens, je pourrais faire une vidĂ©o lĂ -dessus. Et du coup, c'Ă©tait plutĂŽt au fil de l'eau, en fonction de ce que j'avais envie de faire. Aujourd'hui, c'est, on va dire, un peu plus structurĂ©, dans le sens oĂč j'essaye de varier plus mon contenu. Par exemple, je ne vais pas faire cinq vidĂ©os d'affilĂ©e sur l'immobilier, je vais essayer de faire un peu d'immobilier, un peu de bourse, un blog, etc. Enfin, je vais essayer de varier. Et surtout, ce qui a changĂ©, c'est que, maintenant, le fait de crĂ©er des vidĂ©os, je le prends aussi pour moi comme une mini-formation, entre guillemets, parce que ça me force Ă  m'intĂ©resser Ă  un sujet oĂč je n'aurais pas forcĂ©ment autant creusĂ©. RĂ©cemment, je me suis dit, tiens, j'aimerais bien parler de la retraite. Parce que je me suis dit, comment est-ce qu'on fait pour calculer sa retraite ? Et en fait, quand je me suis dit, tiens, je vais avoir cette idĂ©e-lĂ , je commence Ă  faire des recherches. Je vais te dire tout de suite, je ne ferai pas de vidĂ©o sur comment calculer sa retraite, parce que j'ai absolument pas compris comment ça marche.

Xavier :  Je crois que c'est sage. Alors, moi-mĂȘme, je travaille dans la protection, la protection sociale, et j'avoue que c'est trĂšs complexe. C'est du simulateur en ligne, comme vous l'avez dit, tout ça, mais quand mĂȘme, oui. Expliquer sur une vidĂ©o YouTube, c'est dangereux, on va dire.

ValĂ©rie :  VoilĂ . Enfin, on va dire surtout que, voilĂ , je me dis, tiens, j'ai envie de m'intĂ©resser Ă  ce sujet-lĂ . Et le fait de faire du contenu pour les gens et d'essayer de le tourner de façon Ă  ce que ce soit le plus comprĂ©hensible possible et le plus accessible possible, on va dire, et essayer de faire des choses relativement simples, moi aussi, ça m'apprend des choses 

Xavier : Oui, c'est super. Alors, c'est vrai que moi, je vis un peu la mĂȘme chose pour mon blog. J'essaye d’ Ă©crire des articles, bien sĂ»r, documentĂ©s, et pour documenter, le mieux, c'est de tester. Et c'est vrai que, du coup, ça me fait faire des petits investissements, mais crowdfunding, private equity, pour comprendre comment ça fonctionne et puis ĂȘtre capable d'en parler avec les auditeurs et puis les lecteurs, quoi. Et du coup, c'est en fait tes followers qui, quelque part, t'aident Ă  progresser, y compris pour tes propres finances personnelles, quelque part. 

ValĂ©rie : Oui. C'est pas faux. Je peux te donner l'exemple du PER, plan d'Ă©pargne retraite. Moi, c'est quelque chose qui m'avait pas forcĂ©ment intĂ©ressĂ©e et puis, au final, c'est vrai que j'avais quelqu'un qui m'a demandĂ© « Tiens, tu pourras en parler ? » Je me suis dit « Tiens, c'est quoi ? » Surtout que j'avais, je crois qu'on Ă©tait un peu dans la pĂ©riode oĂč c'Ă©tait en train de changer entre le PERCO, PER, etc. Et que moi, au boulot, je pense que ma boĂźte en a ouvert un et que j'avais aucune idĂ©e de ce que c'Ă©tait. Et c'est vrai que, du coup, je me suis intĂ©ressĂ©e au sujet et maintenant, je sais Ă  peu prĂšs de quoi il s'agit.

Xavier :  Et la machine Ă  cafĂ© au boulot, tu expliques maintenant ce qu'est le PER ou pas encore ?

ValĂ©rie :  Non, le travail, ça a Ă©tĂ© assez compliquĂ© parce qu'en fait, je me suis rendue compte trĂšs rapidement que ce qui me passionnait ne passionnait pas forcĂ©ment les autres personnes. Surtout que j'en ai parlĂ© trĂšs tĂŽt dans mon boulot et moi, je suis quand mĂȘme dans un milieu trĂšs « campagnard », entre guillemets, oĂč les centres d'intĂ©rĂȘt des gens, c'est pas ça, les centres d'intĂ©rĂȘt des gens, c'est leurs enfants, c'est l'Ă©cole, c'est aller jouer au foot le samedi, etc. Enfin, c'est une vie relativement normale. Et quand, moi, j'ai commencĂ© Ă  dire « Ah tiens, je vais acheter de l'immobilier et tout », on m'a regardĂ© de travers en mode « Mais pour qui elle se prend celle-lĂ  ? » Enfin, voilĂ .

Xavier :  Et qu'elle reste Ă  sa place, qu'elle vienne jouer au foot avec nous, ça ira bien. Donc, du coup, oui, c'est pas un milieu professionnel avec lequel tu Ă©changes sur tes activitĂ©s, on va dire, dans l'investissement, l'immobilier et la production de contenu, quoi. ValĂ©rie : J'en parle trĂšs peu, mĂȘme production de contenu, de toute façon, j'ai intĂ©rĂȘt Ă  peu en parler, on va dire. Parce qu'il faut pas que ça me mette des bĂątons dans les roues pour autre chose. Par contre, pendant longtemps, j'en ai pas parlĂ©, mais aujourd'hui, je sais, on va dire, avec qui je peux en parler.

Xavier :  Je comprends. Dans tes derniĂšres vidĂ©os, tu parles de crĂ©ation d'entreprise par rapport Ă  justement tout ce que tu fais en matiĂšre d'investissement. Tu peux en parler ?

ValĂ©rie :  Ouais. Bah, en fait, il faut savoir que depuis deux ans, maintenant, je crois, bientĂŽt, je suis en auto-entreprise, par rapport Ă  mon activitĂ© sur YouTube, donc je suis dans la case blogueur, Ă©dition de revues pĂ©riodiques, ça ne veut rien dire, mais c'est la case oĂč on on m'a mise.  Et j'ai dĂ©couvert que l'auto-entreprise, quand t'as un boulot Ă  cĂŽtĂ©, c'est vraiment la grosse douille. Parce que on dit toujours, oui, l'auto-entrepreneuriat, c'est vachement bien, t'as tant de cotisations, et puis aprĂšs, voilĂ , c'est bon. Non, t'as pas, je sais plus ce que c'est le chiffre de base, c'est peut-ĂȘtre 23%, quelque chose comme ça. Non, en fait, quand tu dĂ©passes de mĂ©moire 27 000 euros de revenus par an, donc tout confondu, donc si t'as dĂ©jĂ  un emploi Ă  cĂŽtĂ© et que tu gagnes de l'argent, c'est 22% plus ta tranche marginale d'imposition. Oui. Donc moi, de base, je suis dans une tranche de 30, donc en gros, je donne 52% en taxes et cotisations, donc Ă  l'URSSAF, alors que j'ai dĂ©jĂ  une protection sociale avec mon travail. Eh oui, bien sĂ»r. Et lĂ , j'ai dĂ©cidĂ© de crĂ©er une entreprise, alors d'une part parce que je suis beaucoup taxĂ©e, lĂ  je crois que j'ai dĂ©passĂ© la tranche des 41 cette annĂ©e, mais du coup, c'est quand mĂȘme une bonne nouvelle parce qu'en fait j'ai atteint le plafond de ma micro-entreprise qui est de 72 000 euros pour les services. Et du coup, Ă  un moment, il faut que j'Ă©volue et j'ai Ă©voluĂ©, j'en ai parlĂ© avec un expert comptable, je suis en train d'Ă©voluer vers une SASU. 

Xavier : D'accord. 

ValĂ©rie : Je suis en train de crĂ©er une boĂźte, je fais le chef d'entreprise et ça, si tu m'avais dit ça Ă  15 ans, je t'aurais dit non mais jamais. Et lĂ , du coup, ça va me permettre Ă  la fois de dĂ©passer ce plafond de revenus et de mieux optimiser ma fiscalitĂ© parce que je vais ĂȘtre imposĂ©e sur les bĂ©nĂ©fices de la boĂźte mais je pourrais amortir certaines dĂ©penses. Par exemple, lĂ  en mars, je vais faire un petit sĂ©minaire Ă  Lille et,  mon train, etc., je vais le passer sur la boĂźte et ça sera des prĂȘts professionnels.

Xavier  Oui, ce qui n'existe pas en micro-entreprise.

ValĂ©rie :  Et je vais prendre des dividendes normalement en fin d'annĂ©e et du coup, ça sera 30%, ça ne sera pas ... VoilĂ , mon expert comptable, il m'a dit grosso modo, lĂ , si l'annĂ©e prochaine, vous gagnez 80 000 euros, vous allez Ă©conomiser 15 000 euros de taxes juste en crĂ©ant cette boĂźte.

Xavier :  C'est parlant, 15 000 euros, ce n'est pas un petit chiffre. ValĂ©rie : Ça commence Ă  faire beaucoup. 

Xavier : C'est pour ton activitĂ© YouTube que tu as crĂ©Ă© ça, rien Ă  voir avec l'immobilier, par exemple, oĂč tu fais tout en nom propre peut-ĂȘtre, de ce cĂŽtĂ©-lĂ  ?

ValĂ©rie :  C'est ça, en immobilier, je suis en nom propre, donc j'ai du... J'ai des logements qui sont en location nue, du coup, qui sont du foncier, et j'ai des logements meublĂ©s que je loue, du coup, en LMNP. Xavier : D'accord. En loueur meublĂ© non professionnel. Tu continues sur YouTube. C'est quoi qui t'amĂšne des revenus sur YouTube ? C'est le fonctionnement mĂȘme du systĂšme avec les publicitĂ©s ou c'est autre chose 

ValĂ©rie :  Il y a plusieurs choses. Il y a, comme tu disais, les publicitĂ©s qui sont en fonction des thĂšmes et en fonction du nombre de vues. Sur YouTube, tu es rĂ©fĂ©rencĂ©, tu appartiens Ă  une certaine niche, on va dire. Tu as des gens qui font du gaming, tu as des gens qui font du blog, tu as des gens qui font de la beautĂ©, et tu as les chaĂźnes comme moi qui parlent de finances, et en fait, je me suis rendu compte que les chaĂźnes qui parlent de finances, ça paye trĂšs bien parce qu'on a un CPM qui est relativement Ă©levĂ©. C'est le conformi, le CPM. Oui. Peut-ĂȘtre que, je vais dire une bĂȘtise, mais peut-ĂȘtre que Squeezie, qui fait beaucoup de divertissement, de gaming, etc., il va ĂȘtre trĂšs payĂ©. Il va payer 3 euros pour 1000 vues. Par contre, il fait des millions de vues. LĂ  je vais ĂȘtre payĂ© 10 euros pour 1000 vues.

Xavier :  Selon la catĂ©gorie, le revenu est diffĂ©rent. 

Valérie :Sur ça, YouTube se prend 30% de mémoire, et ensuite, les revenus publicitaires sont reversés tous les mois aux créateurs de contenu.

Xavier : D'accord.

ValĂ©rie :  Donc ça, c'est une partie, et depuis quelques temps, il y a une autre partie qui est l'affiliation qui est, grosso modo, une commission que je touche si quelqu'un s'inscrit sur un site en venant de ma part. 

Xavier : Pour avoir ces affiliations, c'est toi qui dĂ©marches les prestataires, c'est eux qui te dĂ©marchent, ou ils ont un systĂšme qui existe, il suffit d'aller sur leur site et puis on crĂ©e un lien ? Ça marche pour vous ?

Valérie : Le public à présent m'a toujours démarché.

Xavier :  D'accord. GĂ©nial, ça. C'est plutĂŽt confortable.

ValĂ©rie : J'avoue que j'ai du mal Ă  me sentir de dire, je suis qui pour arriver et dire bonjour, ça vous dit de me payer pour parler de vous, etc. Non, et lĂ  oĂč j'ai eu beaucoup de chance, c'est que j'ai Ă©tĂ© dĂ©marchĂ©e par des gens qui bossent pour des boĂźtes oĂč j'utilisais dĂ©jĂ  les services. C'Ă©tait trop bien. Par exemple, mon assurance vie, ils m'ont appelĂ©, on a discutĂ©, j'ai dit, je suis dĂ©jĂ  cliente chez vous depuis deux ans, donc je sais comment vous fonctionnez et vous n'aurez pas de meilleure ambassadrice que moi. C'est sĂ»r. C'est super bien. Il y a aussi un site de crowdfunding, October, oĂč en fait c'est parti sur un bonus de parrainage tout Ă  fait classique, comme tout le monde peut en faire. Sauf qu'au bout de la fin de l'annĂ©e, ils m'ont dit le souci, c'est que lĂ , c'est plus du bonus de parrainage qu'on peut vous faire. c'est des sommes qui sont trĂšs importantes, donc il va falloir faire un contrat pour ça. Donc ça s'est transformĂ© en partenariat, mais Ă  la base, c'Ă©tait comme ça.

Xavier : Donc deux revenus principaux, deux sous-revenus. Les sources principales de revenus, les publicitĂ©s de YouTube et puis les affiliations que tu crĂ©es avec ces prestataires dans le milieu de l'investissement. Et est-ce que ça te donne des perspectives pour l'avenir ? Est-ce que ta balance entre emploi salariĂ© et entrepreneuriat va continuer d'Ă©voluer ? Est-ce que tu verras bien ce qui se passe ? Est-ce que tu as un plan ? Peut-ĂȘtre un plan que tu ne veux pas donner ?

ValĂ©rie : Non, moi je suis totalement transparente. Principalement, je vais voir ce qui se passe. Je pense que tant que j'arriverai Ă  rĂ©concilier les deux, je le ferai.  Tu vois, on parlait tout Ă  l'heure des formateurs, des publicitĂ©s sur Internet, etc. C'est toujours tournĂ© en mode tu veux quitter ton boulot, la retraite, machin, etc. et faire ce que tu veux de ta vie et avoir le confort de faire ce que tu veux. Moi, je suis dĂ©solĂ©e, je trouve que le CDI, c'est ultra confortable. Il y a des jours oĂč je vais au boulot oĂč ça ne va pas trop, je suis fatiguĂ©e et tout, donc ces jours-lĂ , je vais lever un peu le pied et ma paye, Ă  la fin, ça sera la mĂȘme. Ça sera la mĂȘme, alors que sur YouTube, si j'ai la flemme de tourner, si j'ai la flemme de faire du montage, et si j'ai la flemme d'avancer mon boulot, il n'y aura peut-ĂȘtre pas de vidĂ©o samedi prochain et par consĂ©quent, je ne vais pas faire de vues, je ne vais peut-ĂȘtre pas faire toucher des commissions d'affiliation, etc. Et ce n'est pas du tout la mĂȘme perspective. Quelque chose que j'ai envisagĂ© quand mĂȘme, parce que du coup, ça me fait... J'ai dĂ©jĂ  un boulot Ă  plein temps trĂšs prenant, et YouTube, j'avais, grosso modo, c'est un 35 heures, si tu t'y mets Ă  fond, je pense que ça fait largement une bonne semaine de travail, pareil, donc Ă  caser sur les soirs, les week-ends, etc., c'est pas toujours Ă©vident. Quelque chose que j'envisagerai Ă©ventuellement, c'est de faire un temps partiel. Par exemple, 80% Ă  mon boulot me prend une journĂ©e dans la semaine en me disant, comme ça, je les consacre Ă  ça, et ça, dĂ©jĂ , ça serait un gros changement dans ma vie, par rapport Ă  ma zone de confort. Et vraiment, pour que j'envisage de quitter mon boulot, c'est vraiment que ma maison serait payĂ©e grĂące Ă  YouTube. C'est vraiment oĂč, en gros, j'ai plus de crĂ©dit et j'ai plus de soucis Ă  me faire parce que j'ai toujours du mal Ă  me dire mais combien de temps ça va durer. C'est pas parce que la boĂźte, demain, elle fait 20 000 euros par mois qu'elle va faire 20 000 euros par mois pendant 20 ans. 

Xavier : Oui, c'est clair. D'accord. Je comprends. Donc, tu as vraiment ce filet de sĂ©curitĂ© du CDI que t'es pas prĂȘte de lĂącher aujourd'hui parce que, comme tu dis, c'est quand mĂȘme un certain confort. D'autres diront l'inverse. C'est clair que tu sois un peu moins performante, un peu plus, t'as le mĂȘme salaire Ă  la fin du mois, et ça, c'est quand mĂȘme pas mal, mĂȘme si, bien sĂ»r, on essaye de faire notre mieux au boulot aussi. Merci pour cette franchise, et puis, ça montre aussi que, mĂȘme quand on est influenceuse, mĂȘme quand on a des dizaines de milliers d'abonnĂ©s sur YouTube, c'est pas quand mĂȘme des revenus assurĂ©s pour les dix ans qui viennent, et ça aussi, ça vient peut-ĂȘtre contredire Ă  certaines pensĂ©es. Alors, justement, pour des pistes de dĂ©cision comme celle-lĂ , je reste salariĂ©, peut-ĂȘtre je passe Ă  80%, ou j'achĂšte un immeuble, quand il y a des grandes dĂ©cisions dans ta vie, comment ça se passe pour toi ? Est-ce que tu vas prendre des avis autour de toi, ou est-ce que, justement, t'essayes de pas le faire parce que tu te dis, c'est moi qui connais le mieux ma situation, est-ce que tu vas te faire accompagner par des personnes tierces ? Comment ça se passe ?

ValĂ©rie : Moi, gĂ©nĂ©ralement, quand j'ai des grosses dĂ©cisions Ă  prendre, je cogite. Mon premier immeuble, je l'ai visitĂ© le soir mĂȘme, je faisais l'offre, enfin voilĂ , je me suis pas posĂ© 50 ans la question de est-ce que c'est bien, est-ce que c'est pas bien. Par contre, je prends des dĂ©cisions rapidement parce que je pense que j'ai acquis le bagage nĂ©cessaire pour pouvoir prendre ma dĂ©cision.

Xavier :  En amont, ok. 

ValĂ©rie : J'aurais jamais achetĂ© d'immobilier si je n'avais pas passĂ© un mois avant Ă  apprendre plein, plein, plein de choses, et Ă  un moment, je suis arrivĂ©e Ă  un stade oĂč je me disais, bon bah, c'est bon, je connais, j'ai les connaissances, je sais ce qui va se passer, ce qui pourrait se passer, etc. Donc, j'y vais.

Xavier : Tu peux y aller. 

ValĂ©rie : C'est ça. Je sais qu'aujourd'hui, la peur de se lancer, c'est quelque chose que pas mal de gens apprĂ©hendent. Et pour le coup, tu vois, moi, j'ai pas mal de personnes qui m'Ă©crivent des messages sur Instagram, notamment, qui me disent bah, j'ai trouvĂ© ça, mais je sais pas s'il faudrait, etc., ou j'aimerais investir en bourse, mais je sais pas trop, si jamais ça s'effondre, et Ă  chaque fois, je dis, en fait, c'est que dans ta tĂȘte. Si tu me dis que tu te renseignes beaucoup, mais qu'au final, tu sautes jamais le pas, c'est que le problĂšme, il n’est que dans ta tĂȘte.

Xavier :  Oui, c'est sĂ»r, c'est sĂ»r. Le passage Ă  l'action, il est vraiment difficile pour certaines personnes qui ont peur, en fait, qui ont peur que le ciel leur tombe sur la tĂȘte. Et, alors, qu'est-ce que tu leur dis ? Des conseils Ă  leur donner ? 

ValĂ©rie :Je pense qu'il faut ĂȘtre lucide sur sa situation, je pense qu'il faut ĂȘtre lucide sur quelles sont ses forces et ses faiblesses. Par exemple, tu vois, la crĂ©ation d'entreprises, enfin, je sais qu'il y a quelques mois, je rĂ©flĂ©chissais Ă  beaucoup de choses, et j'ai fini par accepter, notamment, dans plein de domaines, que ce soit dans certains types d'investissement ou l'entrepreneuriat, que je ne pouvais pas tout connaĂźtre sur tout, et qu'Ă  un moment, il fallait que je me fasse accompagner. Alors que, jusqu'Ă  prĂ©sent, j'ai toujours fait tout, toute seule, et Ă  un moment, je me suis dit, par exemple, pour la crĂ©ation d'entreprises, bon, je vais prendre un rendez-vous avec un expert comptable, j'en ai trouvĂ© un bien, et on va bosser ensemble, et c'est lui qui va me dire, voilĂ , je vais dĂ©charger un peu de la charge mentale sur quelqu'un d'autre. Mais, il faut se dire, bon, oĂč sont mes forces, oĂč sont mes faiblesses, comment est-ce que je peux tirer avantage de mes forces, et comment est-ce que je peux gommer mes faiblesses, ou faire en sorte que ce ne soit pas des obstacles.

Xavier :D'accord, super, et ça, c'est vrai que c'est pas Ă©vident de se poser les questions, pas Ă©vident d'avoir les rĂ©ponses, et ça prend du temps, pour faire ça, et comme tu dis, ce que j'entends dans ce que tu dis, c'est que toi, tu as pu, Ă  chaque fois, travailler tes faiblesses, quelque part, ton manque de connaissances dans l'immobilier, par exemple, et le travailler trĂšs rapidement, ça, par contre, c'est ta force que tu as utilisĂ©, d'arriver Ă  acquĂ©rir tout ça rapidement, avant de passer Ă  l'action, et que, aprĂšs, tu t'es senti prĂȘte, et tu as foncĂ©. Il y a d'autres choses aussi, on voit des personnes, des fois, j'ai 1000 euros Ă  investir, dans quoi je les investis ? Et ça, ça me hĂ©risse un peu le poil, parce que, finalement, la rĂ©ponse n'a rien Ă  voir selon qui pose la question. Et, comme tu dis, il faut ĂȘtre lucide sur sa situation, et ça peut pas... quelqu'un qui rĂ©pond Ă  cette question, Ă  mon avis, c'est  dĂ©jĂ  donner des conseils, vraiment, en matiĂšre financiĂšre, c'est dangereux, mais donner des conseils Ă  une personne qui  donne 10% de sa situation, c'est... Bon, ben, c'est trĂšs dangereux. Alors, ça, qu'est-ce que tu fais, toi, s'il y a quelqu'un qui te dit ça ? J'ai 1000 euros, j'en fait quoi?

Valérie : Je botte en touche. Non, mais, en vrai, à chaque fois, je dis aux gens, tu n'es pas là pour dire à quelqu'un, tu dois faire ça. Parce qu'en fait, moi, j'ai créé, notamment, ma chaßne YouTube, enfin, j'ai pris ma chaßne YouTube, en disant, ben, voilà ce que je fais, voilà ce que je peux vous apprendre en termes de connaissances, aprÚs, si moi, j'investis dans, je ne sais pas, dans le vin, mais que toi, ça ne t'intéresse pas du tout, ne le fais pas. Voilà, je dis ce que je fais, je dis quelles sont mes connaissances à l'heure actuelle, pourquoi j'investis, quelles sont les... potentiellement la rentabilité, les risques, etc. Mais aprÚs, moi, je ne suis pas responsable de ce que vous faites avec votre argent, et je ne sais pas combien vous avez à la banque, je ne sais pas combien vous gagnez, je ne sais pas si vous avez des charges incroyables ou pas. Non, généralement, moi, quand on dit ça, je dis, ben, écoute, si tu t'es renseigné sur le sujet, ben, tu commences petit, et aprÚs, tu essayes de progresser, mais ce n'est pas moi qui vais te dire ce que tu vas faire avec ton argent. Déjà, j'ai... légalement, en plus, je n'ai pas le droit. Moi, je ne suis pas conseillÚre financiÚre.

Xavier :  Ben oui, c'est ça. Tu ne fais pas de coaching ou d'accompagnement individuel ou mĂȘme collectif, ou c'est quelque chose, quand mĂȘme, que tu souhaites dĂ©velopper ?

ValĂ©rie :  Non, pas du tout. AprĂšs, c'est le genre de questions que je me pose, parce que je sais que j'ai beaucoup de gens qui m'ont demandĂ©, est-ce que tu fais des formations, etc. J'ai dit, non, moi, les formations, les gars, il y a... T'en as 5000 sur Internet, j'avoue que j'ai un peu du mal. AprĂšs, ça me fait trĂšs plaisir de faire payer 200 euros Ă  toutes les personnes qui me suivent, il n'y a pas de souci. Cette fois, c'est sĂ»r que... C'est pas forcĂ©ment une question de lĂ©gitimitĂ©, mais je trouve qu'il y a dĂ©jĂ  tellement de choses sur Internet que je ne vois pas ce que, moi, je pourrais apporter de plus. Xavier : Que tu pourrais apporter, d'accord.

Valérie : Que ce qui existe déjà, et si c'est juste pour me faire des sous, voilà. Par contre, le coaching, je me dis, pourquoi pas, un jour ? Mais ça reste quelque chose qui prend du temps, parce que si c'est du coaching individuel ou en groupe, etc., il faut trouver une formule qui convienne à tout le monde, qui soit typiquement rémunératrice, etc. Xavier : Oui, c'est une organisation aussi.

ValĂ©rie :  VoilĂ , donc c'est Ă©ventuellement une piste de rĂ©flexion de choses que je pourrais dĂ©velopper avec l'entreprise. J'ai pensĂ© aussi, notamment, pourquoi pas, du conseil en communication pour les entreprises qui sont dans le secteur des finances. 

Xavier : Ah oui, d'accord.

ValĂ©rie : Parce qu'au final, je fais de la crĂ©ation de contenu, mais certaines boĂźtes, certaines banques, etc., maintenant, quand je vois comment elles communiquent avec des vieilles mĂ©thodes, alors que moi, je vois ce qui se fait sur YouTube et je vois ce qui se fait un peu sur Instagram, mĂȘme sur TikTok maintenant, mĂȘme si moi, je ne suis pas une spĂ©cialiste de TikTok, je me dis aussi que ça pourrait ĂȘtre quelque chose que je pourrais dĂ©velopper. 

Xavier : D'accord. Donc, plusieurs possibilitĂ©s. Alors, pour tes finances personnelles, est-ce que tu as une stratĂ©gie pour toi avec peut-ĂȘtre des objectifs associĂ©s ou pas du tout ?

ValĂ©rie :  Alors lĂ , ce qui vient, c'est que ta question, tu me la poses dans un moment oĂč les finances personnelles, c'est la grande question de ma vie depuis pas mal de semaines. 

Xavier : Ok, j'arrive au bon moment.

ValĂ©rie :  Et justement, petite avant-premiĂšre, en fait, je pense que cette annĂ©e, je vais plus axer ma chaĂźne lĂ -dessus que sur l'investissement parce que justement, Ă  titre personnel, en fait, ça fait 5 ans que j'investis Ă©normĂ©ment dans beaucoup de choses, mais que mes comptes en banque, c'est la sĂ©cheresse la plus absolue. Et il y a pas mal de fois, en vrai, oĂč je me retrouve dans des situations Ă  serrer les fesses, Ă  attendre les prochains virements parce que je me dis j'ai rien de cĂŽtĂ©. Et lĂ , ça fait plusieurs semaines du coup que je me dis, tiens, je vais remettre en place un budget, je vais faire plus gaffe alors que alors que comme j'ai un niveau de vie qui est Ă©levĂ© et tout, j'ai tendance Ă  pas faire gaffe Ă  l'argent que je dĂ©pense. Je vais dire un truc bĂȘte, mais si j'ai envie d'aller me faire un resto, je vais faire un resto. Je vais pas me poser la question de, ah oui, mais j'en ai dĂ©jĂ  fait un ce mois-ci, etc. Et justement, je suis dans une grande remise en question, entrain de me dire, attends, on va arrĂȘter les conneries. Et on va faire un peu plus attention avec justement un objectif de beaucoup plus Ă©pargner cette annĂ©e. Et du coup, c'est ce que je pense que ça va se ressentir dans mon contenu. D'ailleurs, la vidĂ©o que je vais poster demain, Ă  l'heure oĂč on fait l'interview, c'est sur comment crĂ©er un budget. Et moi, je vais montrer notamment le budget que j'ai mis en place pour cette annĂ©e.

Xavier :  D'accord. Donc, tu planifies, tu commences, c'est nouveau, tu dis, mais tu trouves de l'intĂ©rĂȘt aujourd'hui Ă  planifier tes revenus et tes dĂ©penses pour l'annĂ©e pour y voir un peu plus clair. Alors moi, c'est vrai que dans Financer sa vie, c'est un de mes axes de travail. En gĂ©nĂ©ral, les gens, ils veulent plus d'argent. Mais finalement, ils veulent plus d'argent pour quoi faire ? Et donc, de se dire, j'ai peut-ĂȘtre des objectifs de vie, des objectifs pour le mois prochain, pour l'an prochain, pour dans 10 ans, et quels dispositifs, quels moyens financiers je mets en place en face pour arriver Ă  les atteindre ? Et ça, c'est vraiment quelque chose qui me semble important, parce que sinon, vouloir de l'argent pour de l'argent, ça peut finalement dĂ©cevoir Ă  la fin, parce qu'on a l'argent, mais bon, on a la mĂȘme chose qu'avant. Donc, mon idĂ©e, c'est d'accompagner les gens pour qu'ils puissent avoir une stratĂ©gie en rĂ©ponse Ă  leurs objectifs de vie. VoilĂ . Donc, peut-ĂȘtre que je peux t'aider un jour Ă  ce sujet. Tu viendras me voir. Merci pour cette projection dans l'avenir. Alors, justement, si tu pouvais avancer rapidement d'une dĂ©cennie, donc vraiment, dans 10 ans, qu'est-ce que tu verrais ? Tu te vois faire quoi dans 10 ans ? Être oĂč ? Avec qui ? Comment ça se passe ?

ValĂ©rie : Je ne vais quand mĂȘme pas dire que je ne serai plus avec mon chĂ©ri, quand mĂȘme, on ne va pas dire ça. Non, moi, depuis quelques temps, on est trĂšs, trĂšs, trĂšs, trĂšs Ă  fond sur les Pays-Bas avec mon chĂ©ri. Et j'aimerais, pas dans 10 ans, j'espĂšre peut-ĂȘtre dans 5 ans, ça serait trop bien. Par rapport Ă  des rĂ©flexions patrimoniales aussi, etc., je me suis dit, bon, il y a la boĂźte qui va faire de l'argent. Est-ce que je prends des dividendes ou est-ce que je fais une holding, je fais une SCI et cette SCI achĂšte de l'immobilier ? Ce qui serait cohĂ©rent compte tenu qu'aujourd'hui, j'ai quand mĂȘme pas mal de biens en nom propre et je suis au taquet de mon endettement, donc ça ne va plus ĂȘtre possible d'acheter avant un moment. Et du coup, comme on va souvent Ă  Amsterdam avec mon chĂ©ri, c'est une ville que j’adore, etc., lĂ , le gros projet de vie, pour le coup, qu'on a, ça serait d'acheter un appartement Ă  Amsterdam pour y vivre une partie de l'annĂ©e dans un monde idĂ©al. 

Xavier : C'est ma question. Dans le monde idéal, il se passe quoi dans 10 ans ? Donc tu es à Amsterdam en partie.

ValĂ©rie :  Bel appartement Ă  Amsterdam, T3 avec une terrasse ou un rooftop, c'est entre 700 000 et 1 million, on va dire, bien placĂ©, etc. Donc voilĂ , c'est un peu un challenge et ça serait super cool. On verra comment cette histoire d'appartement se goupille, mais moi, j'aimerais avoir fini de payer ma maison pour justement avoir cette tranquillitĂ© d'esprit, mĂȘme si un jour je me dis, vas-y, emploi plus entreprise, j'en peux plus, voilĂ . Le fait de ne plus avoir ta maison Ă  payer, c'est un confort incroyable. Donc il faut encore voir comment les 2-3 annĂ©es qui vont venir vont se passer et voir ce que je vais en retirer et voir comment on va utiliser de façon la plus intelligente possible l'argent qu'on va faire. Et puis aprĂšs, la porte est ouverte. Je serais trĂšs heureuse de continuer Ă  faire de la crĂ©ation de contenu, dans ce domaine-lĂ . Tu vois, je te parlais de coaching, etc. Je me dis, si je peux faire des sĂ©minaires week-end en ayant des gens chez moi Ă  Amsterdam et Ă  la fois on dĂ©couvre la ville, on se fait des soirĂ©es et puis Ă  la fois on fait des ateliers, finances personnelles, etc., ça serait quelque chose de trĂšs cool. Je pense que lĂ , je suis dans une phase oĂč j'ai Ă©tĂ© beaucoup dans un milieu scientifique, etc., et je suis plus happĂ©e ces temps-ci par le cĂŽtĂ© artistique et un peu, genre, on profite un peu plus.

Xavier :  T'as dĂ©jĂ  eu les deux cĂŽtĂ©s, comme tu disais. LĂ , donc, la balance penche un peu plus vers le cĂŽtĂ© artistique, crĂ©atif. Tant mieux, c'est une chance de pouvoir exercer les deux. C'est une chance que tu te crĂ©es, surtout. Tes projets de vie et ta gestion des finances personnelles sont liĂ©s, c'est ce qu'on vient de dire. Tu dis, si je veux ĂȘtre Ă  Amsterdam dans 5 ans, dans 6 ans, et acheter un appartement qui va frĂŽler une million d'euros, je m'organise dĂšs aujourd'hui. En matiĂšre de gestion de finances personnelles, on voit bien que ça se rejoint et que ce n’est pas avoir de l'argent pour avoir de l'argent, mais c'est au service d'un projet de vie. Merci de nous l'avoir livrĂ©. Donc, j'avais prĂ©vu une autre question. Que ferais-tu si tout Ă©tait possible ? Tu as rĂ©pondu. Il y aurait peut-ĂȘtre autre chose si vraiment tout Ă©tait possible ? 

ValĂ©rie : Pas forcĂ©ment. Moi, je pense que quand mĂȘme, je suis allĂ©e trĂšs... Je suis allĂ©e trĂšs vite en trĂšs peu de temps.

Xavier :  Oui, donc il faut dire ça.

Valérie : Entre une création d'activité, trois immeubles, un appart au Mexique avec des copains, etc. J'ai fait beaucoup de choses en peu de temps et là, j'ai envie un peu, plutÎt que d'enchaßner toujours les projets, de laisser couler un peu. Tu vois, comme je disais, quand tu finis un gros morceau, tu te dis, bon, maintenant, je vais attendre quelques mois et puis on verra aprÚs ce qu'on va faire ensuite.

Xavier : Il faut le digérer, c'est clair.

ValĂ©rie : C'est ça. J'ai envie que tout tourne sur des roulettes et puis on verra aprĂšs si on a de nouvelles envies. Pourquoi pas acheter Ă  l'Ă©tranger Ă  nouveau ? Mais ça, j'avoue que c'est Ă  l'Ă©tranger hors Europe, je vais dire, parce que je considĂšre que acheterĂ   Amsterdam, c'est pas le mĂȘme dĂ©lire qu'acheter en AmĂ©rique. MĂȘme si Ă  l'allant, il y a quand mĂȘme des rĂšgles un peu strictes et voilĂ , on n'a pas l'impression qu'on va se faire arnaquer. Pourquoi pas envisager d'acheter quelque chose ailleurs ? Je ne sais pas oĂč, ça serait... Pourquoi pas.

Xavier :  Juste pour revenir sur Amsterdam, qu'est-ce qui te plaĂźt lĂ -bas ? 

ValĂ©rie : Pour moi, les Pays-Bas, c'est un pays oĂč les gens ont une qualitĂ© de vie qui est incroyable, vraiment.

Xavier : Je ne connais pas du tout.

ValĂ©rie :  C'est la ville des vĂ©los, mais moi, j'ai jamais pris autant de plaisir Ă  me balader dans une ville que dans Amsterdam. Il n'y a pas trĂšs longtemps, j'y suis allĂ©e, genre en deux jours, j'ai marchĂ© un marathon. C'est une ville qui est trĂšs agrĂ©able, je trouve qu'il y a une richesse culturelle qui est inouĂŻe. Les gens y vont pour de mauvaises raisons, je pense, notamment les groupes de garçons qui vont au Quartier Rouge, etc., pour boire, pour voir les prostituĂ©es. C'est 1% de ce que tu peux trouver dans la ville. Il y a Ă©normĂ©ment de musĂ©es. Et moi, surtout, Ă  la base, ce qui m'a fait y aller aussi, c'est que j'ai une passion grandissante pour la musique Ă©lectronique. Il y a beaucoup d'artistes qui viennent de lĂ -bas. Il y a un festival qui est Ă  cĂŽtĂ© d'Amsterdam oĂč j'essaye d'aller tous les ans en aoĂ»t. Et en octobre aussi, tu as la semaine de la musique Ă©lectronique, qui s'appelle ADE, Amsterdam Dance Event. Et c'est toute la ville oĂč tu as des Ă©vĂ©nements dans plein de lieux diffĂ©rents pendant une semaine, et tu as des confĂ©rences, et tu rencontres plein de gens, tu vas Ă  des soirĂ©es. VoilĂ , tu vois, quand je te dis que je suis happĂ©e par le milieu culturel et artistique


Xavier :  Oui, c'est une nouvelle illustration, lĂ .

ValĂ©rie : Ça fait quelques annĂ©es que je dĂ©couvre de plus en plus ça, que je me fais des copains qui sont DJ, qui sont photographes, et c'est lĂ -bas que tout se passe, et j'ai envie d'ĂȘtre lĂ -bas aussi.

Xavier : Oh,  super, merci. Alors, j'ai quelques questions pour clĂŽturer notre interview. Donc c'est un peu flash, tu fais  de ton mieux, mais il ne faut pas trop rĂ©flĂ©chir.

ValĂ©rie :  D'accord.

Xavier : Qu'est-ce qui te rend la plus fiĂšre aujourd'hui ?

ValĂ©rie :  D'avoir sautĂ© le pas et avoir osĂ© faire des choses qui n'Ă©taient pas conventionnelles.

Xavier : Ok. Merci. Qu'est-ce qui te motive le plus au quotidien ?

ValĂ©rie :  Les projets, que j'ai. Les projets, que ce soit en termes, comme je te disais, de musique, de vacances, d'achats Ă  l'Ă©tranger. Xavier : C'est d'avancer, quoi.

ValĂ©rie :  Pour faire de l'argent, comme tu disais, il faut avoir des objectifs, et c'est ça qui me motive.

Xavier : Ok. Quelle est ta définition du succÚs ?

ValĂ©rie :  Je pense que rĂ©ussir sa vie, c'est avant tout ĂȘtre en accord avec soi-mĂȘme, et ne pas avoir de regrets. C'est trĂšs bateau ce que je dis, mais plus le temps passe, et plus je suis d'accord avec ça. Je pense que c'est dommage d'arriver Ă  un certain Ăąge et de te dire « Zut, j'aurais dĂ» faire ça, j'avais eu l'idĂ©e, mais j'ai jamais osĂ©. » Quand on prend mon Ăąge et qu'au fur et Ă  mesure, on voit des gens partir et des gens qui ont des regrets, tu dis « Ah, j'ai pas envie d'avoir les mĂȘmes regrets. » Si la marche n'est pas trop haute, ça vaut cent fois le coup. 

Xavier : Ok. À ce sujet, j'ai postĂ© sur mon blog un article d'une aide-soignante ou infirmiĂšre qui travaillait dans un service d'accompagnement de personnes en fin de vie. Elle a recueilli toutes les rĂ©ponses aux questions « Que regrettez-vous dans votre vie ? » C'est vraiment intĂ©ressant et ça rejoint tout Ă  fait ce que tu dis. Merci de le souligner. Est-ce que tu as une recommandation Ă  faire Ă  nos auditrices et nos auditeurs pour vivre heureux ?

ValĂ©rie :  Encore une fois, il faut ĂȘtre alignĂ© avec ses valeurs. Il ne faut pas se forcer Ă  faire les choses qu'on ne veut pas faire. Il ne faut pas se forcer Ă  entrer dans un moule qui ne nous convient pas. Moi, je dis ça, par exemple, par rapport Ă , je vous le disais tout Ă  l'heure, mes collĂšgues qui n'ont pas forcĂ©ment les mĂȘmes centres d'intĂ©rĂȘt que moi. Ou un autre exemple trĂšs concret, c'est la question des enfants. Moi, je ne veux pas d'enfants et je n'en aurai jamais. Et peu importe ce qu'ils me diront. Mais c'est incroyable, tu le verras et tout. Je dis, en fait, moi, si je n'en veux pas, ne me forcez pas Ă  en avoir.

Xavier :  C'est vrai qu'il y a une pression sociale Ă©norme sur ce sujet. VoilĂ . Il faut savoir ce qu'on veut.

ValĂ©rie : Moi, j'ai de la chance. On ne m'a jamais, dans ma famille, on ne m'a pas trop mis la pression et puis on en a parlĂ©, c'est acceptĂ© et tout. Mais tu as toujours des gens, mĂȘme des copains, des fois qui disent alors vous, c'est pour quand ? Et en fait, tu dis, non, on n'en veut pas et on serait malheureux de se forcer Ă  en avoir. C'est sĂ»r. Donc ça, c'est quand mĂȘme une grosse convention sociale et je pense que s'il y a vraiment des choses qui se font autour de vous et que vous ne voulez pas les faire, ne vous forcez pas parce que ça vous rendra juste malheureux.

Xavier :  OK. Merci pour cette recommandation Ă  nos auditrices et nos auditeurs. Merci beaucoup. C'Ă©tait vraiment trĂšs agrĂ©able d'Ă©changer avec toi. Est-ce que tu peux nous redonner les coordonnĂ©es de ta chaĂźne, de ton Instagram ?

ValĂ©rie :  Alors, ma chaĂźne, c'est ValĂ©rie, tout simplement, sur YouTube. Si vous ne la trouvez pas, vous tapez ValĂ©rie Argent et vous tomberez 100% sur moi. Et mon Instagram, du coup, alors bon, j'ai un Instagram mais qui n'est pas forcĂ©ment professionnel, entre guillemets, comme peut l'ĂȘtre ma chaĂźne. C'est un Instagram personnel et de temps en temps, je poste un peu des choses un peu plus orientĂ©es finances personnelles et tout, mais c'est plus pour ceux qui veulent faire des choses qui veulent suivre un peu ma vie au quotidien. C'est Miss-du-bas-ValĂ©rie-du-bas-BL.

Xavier :  Et vraiment, je le recommande Ă  tout le monde parce que, comme je le disais en dĂ©but d'interview, on a pu en Ă©changer au cours de notre rencontre. Tu n'hĂ©sites pas Ă  dire ce qui se passe bien, ce qui se passe moins bien, oĂč sont les risques. Et il y a vraiment cette sincĂ©ritĂ© et c'est vrai que ça rend complĂštement crĂ©dible tout ce que tu racontes. En tout cas, c'est le cas pour moi et c'est pour ça que je te suivais et que je vais continuer Ă  le faire. Je te remercie et puis au plaisir de rĂ©echanger avec toi une prochaine fois.

Valérie : Merci beaucoup de m'avoir invité, Xavier. C'était cool.

Xavier :  Au revoir, ValĂ©rie. 

ValĂ©rie : Salut. 

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